mercredi 17 août 2016

Les enfants et les écrans

Il y a de cela quelques temps, ma fille fête ses trois ans. Je savoure à l'avance le plaisir de l'amener pour la première fois au cinéma. Mes grands viennent avec nous, alors je propose que nous allions voir "Le voyage d'Arlo", un film Disney recommandé à partir de 3 ans...
Bien mal m'en a pris ! Ce film est horrible, et même pour moi adulte, certains passages sont absolument révoltants ! Ma fille se colle contre moi, pleure, et complètement hypnotisée par les images je n'ai même pas l'idée de sortir de la salle pour attendre mes deux grands à l'extérieur...

Comme dit la fable, je jurais alors, mais un peu tard, qu'on ne m'y reprendrais plus...

A présent, je consulte souvent le site : http://www.filmspourenfants.net/ qui me permet d'anticiper avant de voir un nouveau film. Dans la rubrique "Théorie" de ce site, vous retrouverez des références à Serge Tisseron, mais également à d'autres auteurs qui ont déblayé le domaine des écrans pour nous.

Voici ce que ce site dit du "Voyage d'Arlo" :
LE VOYAGE D'ARLO - LE BON DINOSAURE
Sans dégâts dès : 8 ans - Âge conseillé : 10 ans
Commentaires. Ce n'est pas pour les petits, même si l'apparence d'Arlo est plutôt enfantine. Il n'y a pas de vilain à combattre, mais dès la mort du père, le film est une succession de tensions, de mises en danger. En dehors du lien avec le Far West américain, le film manque d'un deuxième niveau de lecture, l'adulte n'aura pas vraiment de contenu à son niveau, heureusement il reste une animation parfaite et les émotions, bien présentes dans ce film (risque de larmes).
À noter qu'en Suisse, ce film n'est pas tout public, on demande un âge légal de 6 ans et est conseillé à partir de 8 ans. En Suède, l'âge légal est 7 ans.
Si j'avais su...


En tant que parent, on se questionne de plus en plus sur l'influence des écrans et de leur nocivité sur nos enfants.

Source de l'image
C'est vrai la télé, la console, l'ordi... nos enfants sont comme nous de plus en plus exposés.
Certaines personnes comme Serge Tisseron se sont posés la question.

Voici un condensé de sa pensée à propos de laisser ou pas les enfants regarder les écrans :



Dans tous les cas, je pense qu'une priorité sera de toujours regarder un nouveau dessin animé ou film avec son enfant, afin de poser des mots sur ses découvertes, sur ses interrogations et éventuellement d'éteindre la télé ou de sortir du ciné (contrairement à moi !) si le stress est trop présent.

Addendum : Je viens de lire un article surprenant : les iPads seraient aussi efficaces que les molécules chimiques pour détendre les enfants juste avant une opération. Et ce non seulement sur les enfants, mais également sur leurs parents ! 
Comme quoi, l'écran peut avoir une utilité... je pense aussi à la voiture, quand nos enfants doivent rester sanglés pendant des heures. Je trouve que c'est l'endroit idéal pour les laisser regarder un dessin animé ou jouer à un jeu digital. 

lundi 9 mai 2016

Mon petit frère de la lune

Voilà longtemps que j'avais vu cette vidéo qui m'avait beaucoup ému (c'est à dire qui m'avait fait pleurer à chaudes larmes !).

Je suis retombée par hasard dessus et je ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous.

L'autisme vu par une grande sœur, avec toute la souffrance familiale que cela sous-entend mais aussi toutes les joies et les moments 'ordinaires'.

Belle visualisation à vous !


lundi 2 mai 2016

La journée de la non violence éducative



A l'occasion de la journée de la non violence éducative qui a eu lieu hier, le journal le monde propose un article* qui reprend l'état législatif de la France à propos des châtiments corporels.

Cet article, étayé par les propos de Catherine Dumonteil-Kremer, qu'on ne présente plus, montre combien aujourd'hui encore, les mentalités méritent d'être changées !

Les parents ont besoin de soutien pour apprendre comment faire autrement.

Bonne lecture à vous !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/30/la-france-est-elle-prete-a-interdire-la-fessee_4911258_3224.html

mardi 1 mars 2016

Une journée avec André Stern

André Stern

Le 11 novembre dernier j'ai eu la chance de passer la journée en atelier - conférence avec André Stern, celui-là même qui a écrit

...et je ne suis jamais allé à l'école

Voilà quelques points qui me semblent essentiels dans tout ce que j'ai pu entendre ce jour là sur ce qu'il appelle "l'écologie de l'enfance" :

Equipement de base de l'humain :

1. Le jeu

C'est LE dispositif d'apprentissage idéal, c'est le suc digestif intellectuel.
C'est aussi la seule membrane entre l'imaginaire et le réèl.
C'est aussi notre dernière liberté.

C'est donc un processus essentiel, qui devrait être non seulement conservé, mais aussi préservé et encouragé !

2. L'enthousiasme :

C'est l'engrais du cerveau. Dans le crâne d'un enfant de 2 ans, c'est une tempête d'enthousiasme toutes les 2 à 3 minutes... dans celui d'un adulte c'est 2 à 3 fois PAR AN !!!

Nous ne pouvons apprendre de façon durable que dans l'enthousiasme.

Ce qui lutte contre l'enthousiasme : 

  • la hierarchie (de matière scolaire, de métiers, de gens, d'adulte à enfant) 
  • les MENES : ce sont ces gènes sociétaux, transporté de génération en génération, et rarement remis en cause.
L'enthousiasme, c'est seulement contagieux

3. L'empathie / l'ouverture d'esprit

Elle est innée chez l'enfant. Voir l'expérience des formes géométrique menée par l'Université de Yale menée sur des enfants de 6 à 10 mois qui démontre clairement que les bébés préfèrent les "gentils" :
http://campuspress.yale.edu/infantlab/media/

4. Aller vers le monde

Lorsqu'il se sent en sécurité, l'enfant va naturellement dans le vaste monde, comme le répète souvent André. Aller vers le vaste monde, c'est ce qui va permettre à l'enfant de se nourrir intellectuellement et émotionnellement, c'est ce qui va le construire. Et non seulement cela va le construire lui, mais cela va changer la vie des gens qu'il va se mettre à admirer ou à questionner.

Ce qui peut arriver de pire :

C'est de rester enfermé avec ses parents ou de se sentir exclu d'un groupe (celui auquel on a envie d'appartenir notamment...)
L'enfant a besoin d'aller vers le vaste monde, que cela soit accompagné de ses parents quand il est tout petit, confié à un tiers, ou de ses propres ailes ensuite !

Pour finir, je trouve que cette phrase résume parfaitement l'état d'esprit de cette journée :

“Les enfants ne sont ni des vases à remplir, ni un feu à allumer : ils sont un foyer incandescent à ne pas éteindre.”
André Stern.

Donc quand souvent nous nous demandons : qu'est ce que je pourrais faire pour mon enfant, nous ferions mieux, parfois de nous demander "qu'est ce que je pourrais arrêter de faire pour mon enfant" !
Suite à cet atelier, nous avons visionné le film Alphabet que je vous recommande :
http://www.alphabet-film.be/fr/


Je vous souhaite beaucoup de jeu et d'enthousiasme dans votre vie :-) !!!

jeudi 4 février 2016

L'école et Céline Alvarez, encore

Une conférence édifiante de 30 minutes de Céline Alvarez, réalisé en octobre 2015, qui a mené une expérimentation dans une classe publique de ZEP à Gennevilliers pendant 3 ans. Voilà l'avenir de l'école, voilà vers quoi j'ai envie d'aller ! Je veux être de la "génération pivot" !


Elle va pour la fin de la l'année publier un site internet qui va retranscrire tout ce qu'elle a appris de cette expérimentation.

Pour suivre cette sortie, abonnez-vous sur :
https://lamaternelledesenfants.wordpress.com 

lundi 14 décembre 2015

L'allaitement long expliqué à mon psy (2)

L'allaitement long pas seulement 




J'ai pris le temps de lire le livre d'Agnès Vigouroux que je vous présentais dans un article précédent.

Au départ, je dois dire que j'ai été un peu rebutée par le langage très psy justement des premières pages. Mais c'est finalement très finement qu'Agnès démonte une à une les "légendes urbaines" de nos psychologues / voisins / belle-mère préférés.

Elle y parle de Freud, et de sa vision de l'allaitement, vision très charnelle et qui pourrait être interprétée comme "mauvaise". Mais elle souligne aussi que dans certains de ses écrits Freud parlait de l'allaitement du bambin, quand ses dents poussent... l'allaitement du bambin et du jeune enfant était donc naturel pour Freud. Comment aurait-il pu en être autrement ? Les biberons en étaient encore à leur balbutiements ...


Je suis très enthousiaste sur ce livre, car j'y ai aussi appris des choses sur la physiologie, comme l'âge du sevrage naturel - entendre physiologique - (par comparaison avec les autres peuples sur terre qui le pratiquent, ceux qui l'ont pratiqué par le passé, et les mammifères dans leur ensemble). Elle indique donc que le sevrage naturel se fait entre 5 et 7 ans, ce qui s'est passé finalement chez nous, du moins pour les deux aînés. Non négligeable également, j'ai appris que l'OMS avait produit en 2006 de nouvelles courbes de poids qui englobait les enfants allaités et faisait même d'eux "la référence santé" ! (petit message subliminal à tous ceux et toutes celles dont les enfants ne rentrent pas dans les courbes du carnet de santé français !!)

En lisant ce livre, j'ai aussi découvert quelque chose de stupéfiant qui me semble essentiel au sujet de l'accouchement. Et c'est finalement logique quand on y réfléchit avec le bon sens : lors des minutes qui suivent l'accouchement, il est coutume dans nos hôpitaux modernes de laver, peser, mesurer le bébé, voire même de le mettre 'au chaud' sous une lampe chauffante s'il est jugé avoir été un peu fatigué (!) par cette naissance. Rendez-vous compte à quel point on vole des instants précieux ! Non seulement le lien d'attachement est impulsé par les premiers moments passés avec ce petit être en peau à peau, mais la maman qui n'a pas son bébé sur son ventre à ce moment là va voir monter en elle le processus physiologique du deuil : en effet, pour un mamifère, si la maman n'a pas son bébé contre elle après l'accouchement, c'est qu'il est mort !! Il est donc suspecté que le baby blues, les problèmes d'attachement, le lien olfactif qui s'ensuit soit endommagés et qu'il faille ensuite un temps variable pour que le corps de la mère cesse d'être "physiologiquement en deuil" !!

Et puis il y a quelque chose d'important qui revient souvent dans ce livre : l'allaitement d'un enfant n'a rien à voir avec l'allaitement d'un nourrisson. Je souris en imaginant ma fille de 2 ans et demi téter tous les trois quarts d'heure comme elle le faisait à la naissance. Aujourd'hui elle tête souvent assise ou debout, ou en faisant des acrobaties d'ailleurs, seulement deux à trois fois par jour. Elle a mis en place ses petits rituels, moi aussi, ça n'a vraiment plus rien à voir. Je peux aussi lui refuser des tétées, lui demander d'attendre...

L'allaitement est une relation, il évolue au cours du temps. 
Je peux comprendre qu'on s'offusque si l'on imagine un grand de 5 ans téter comme un tout petit bébé... (à ce propos vous pouvez allez voir cet article sur la une du Times du 10 mai 2012)



Enfin Agnès assène un grand coup dans la fourmilière, en dénonçant le fait que selon la psychologie actuelle, si un enfant est laissé au sein, il reste bloqué dans ses apprentissages, et que ce serait grâce au sevrage que les parents le "pousseraient" d'un niveau d'apprentissage à l'autre. Comme si les enfants de 3 ans qui tètent encore ne pouvaient pas apprendre à marcher, à parler ou à manger seul !! Vu sous cet angle j'ai pu sentir à quel point cette idée était loin de la vérité physiologique des enfants.

Allaiter un enfant, ce n'est pas l'empêcher de grandir, c'est l'accompagner dans son autonomisation.

Alors oui, ce livre peut vous permettre d'avoir un belle assise quant aux demandes et aux questionnements de votre entourage. Il peut vous permettre d'avancer des arguments convainquants, construits et montrant que vous vous êtes penché sur la question.

Il faudra bien qu'il arrête quand même !


J'aimerais, pour finir, vous parler de la justification dont on fait justement notre bouclier protecteur, la plupart du temps, quand on a un mode de vie différent de notre entourage. Que cela soit pour l'allaitement, le mode éducatif, l'alimentation... tous ces sujets qui nous tiennent à coeur et qui éveillent des peurs et de la méfiance chez nos proches.

D'abord, est-on réellement entendu quand on commence une grande tirade du "mais-si-allaiter-c'est-bien-c'est-ce-qu'il-y-a-de-mieux-pour-mon-bébé-parce-que-le-lait-maternisé-c'est-du-lait-de-vache-c'est-pas-adapté" ?


Quand quelqu'un me pose une question qui me dérange :
- "Tu ne crois pas que ton fils est un peu efféminé parce que tu l'as allaité si longtemps ?"
- "Mais il faudra bien qu'il arrête un jour quand même, non ?!"
Voici le petit processus que j'ai mis en place : quand une remarque me chatouille, quand je sens la colère qui monte, ou la peur, quand je me dis "non mais quand même quel culot !", quand je n'ai qu'une envie c'est justement de déballer tout mon savoir pour faire taire l'autre, pour lui prouver que non je ne fais pas n'importe quoi, j'essaie de me taire.

Oui car la "normalité", les voies "naturelles", la "physiologie", c'est bien moi qui m'y suis penchée dessus, et qui en ait déduit un mode de vie que je pense être le plus "naturel" possible, avec les moyens qui sont actuellement à ma disposition. C'est bien moi qui suis normale, et c'est eux, ceux qui questionnent ma façon de faire, qui ne sont pas dans le "normal". Ils sont plutôt / souvent dans la sacro-sainte tradition, dans le "c'est comme ça qu'il faut faire / qu'on a toujours fait / que mes parents ont fait et je n'en suis pas mort", dans la reproduction passive sans questionnement.

Alors, plutôt que de me sentir attaquée, d'être sur la défensive, j'essaie d'être dans l'empathie, et je questionne à mon tour.
- "Ah bon, tu ne fais pas comme ça toi ?"
- "Tu penses qu'un enfant de 2 ans ne devrait pas téter ?"

J'enclenche le starter "Écoute active" et j'essaie de me connecter.
Je questionne et j'écoute, et je questionne encore jusqu'à ce que la personne en face, ce proche que j'aime, et qui probablement m'aime et me pose ses questions pour me faire part de son inquiétude somme toute légitime, déroule le fil de son argumentaire. Jusqu'au moment où, convaincue du bien fondé de sa peur, j'intègre sa remarque et je revois ma pratique, ou, la plupart du temps, au moment où il arrive à se contredire lui-même / exprime la peur qui se cache derrière et finalement l'amour qu'il a pour moi.

Ce n'est qu'arrivés à ce point, quand l'inquiétude est exprimée, quand l'argumentaire est épuisé, que je sors ma carte scientifique/physiologique/pratique pour le rasséréner. Et c'est d'ailleurs souvent les oreilles grandes ouvertes, puisqu'il a pu aller jusqu'au bout de sa réflexion et qu'il a été entendu, que mon auditeur reçoit le message et que la graine est (je l'espère) bien plantée.


Il ne s'agit pas de convaincre par la parole, mais par les actes. Donc souvenez-vous, quand on vous asticote sur les valeurs qui sont les vôtres, de poser à votre tour une question.

Nous n'avons pas à justifier nos pratiques ! Mais nous devons les partager pour les propager :-).

mardi 11 août 2015

Je ne m'appelle pas "Dépêche toi" !

J'ai beaucoup aimé cette courte vidéo. J'y ai senti beaucoup de vérité.


C'est souvent un problème à la maison : le respect des horaires. Mouvoir trois enfants à longueur de journée demande une énergie colossale. Notre famille a une grande inertie, nous avons beaucoup de mal à nous lancer.

Quand je regardais l'année passée les mamans et les papas sur le trottoir de l'école, je voyais souvent les parents tête baissée, à la limite du footing, avec leurs enfants en drapeau derrière.
Savez-vous que jusqu'à 7 ans, la moyenne de marche d'un enfant est de 1 à 3 km/h ? Et que notre marche d'adulte est en moyenne de 5 à 6 km/h ?

D'un autre côté, il est très difficile de sourire et de prendre tout son temps quand le petit dernier veut vraiment mettre ses chaussures tout seul alors que l'on est toujours à la maison et que la cloche de l'école sonne la rentrée en classe... cela demande beaucoup d'énergie je trouve de masquer ses émotions d'angoisse, d'urgence et de stress !

L'organisation du temps du matin a longtemps été matière à discussion à la maison. Voici quelques outils que nous avons utilisés et/ou utilisons encore.

- les checklists. Le principe est simple, les enfants doivent cocher chaque tâche accomplie et ne peuvent partir que quand toute la colonne est cochée.



- les alarmes. A la maison, le système qui fonctionne le mieux, c'est deux alarmes consécutives à 5 minutes d'écart, au moment de partir. Première sonnerie, on boucle les chaussures et les manteaux, deuxième sonnerie on monte dans la voiture. La deuxième alarme sonne 5 minutes avant l'heure théorique de départ, pour permettre à d'éventuels réveurs de s'habiller, ou de finir de se laver les dents sans s'attirer les foudres de leur mère. Et aux mères de revenir trois fois dans la maison chercher ce qu'elles ont oublié :-D

- le rappel de l'heure. A partir du moment où ils se réveillent, j'annonce "nous partons dans .. minutes".

- les conseils. Quand je vois un enfant tout nu pelotonné contre la cheminée sous une couverture 5 minutes avant la première sonnerie, je respire, je souris, et j'annonce : première sonnerie dans 5 minute, je te conseille de te laver les dents et de t'habiller, tu as juste le temps pour faire ces deux choses là, pas plus.

- les explications. "Quand nous partons en retard, non seulement nous devons sonner pour rentrer à l'école, non seulement vous dérangez la classe et votre institutrice (et à la limite cela reste leur problème), mais je suis moi aussi en retard ensuite à mon travail et je ne suis pas d'accord avec ça". A mon sens il est important de dire le pourquoi nous devons partir à l'heure, et de le répéter régulièrement.

- le respect. Personnellement, je ne supporte pas qu'on me dise quand me lever, quoi préparer, que je suis en retard, ou qu'on me donne des ordres. J'essaie d'éviter ces choses là à mes enfants. Simplement je rappelle régulièrement le temps restant, sans crier, et même parfois en chantant.

- la fermeté. Evidemment, mettre à la disposition des enfants des outils pour qu'ils s'autonomisent quand au respect des horaires ne fonctionne pas toujours, même si je suis fière du chemin parcouru. Donc, quand la deuxième sonnerie retentit et que l'un d'eux est toujours en pyjama, j'ai anticipé un tout petit peu, pris un sac, jeté des habits, des chaussettes, des chaussures dedans, jeté ce grand sac dans la voiture. Et là, ce n'est pas toujours facile de l'obliger à monter dans la voiture pied nu en pyjama, surtout quand il fait froid, surtout en souriant et en gardant mon calme. Mais la fermeté n'est pas la violence, donc j'essaie de le prendre dans mes bras avec tout l'amour dont je dispose à ce moment là, et de le poser dans son siège. A lui de jouer à présent pour s'habiller avant d'arriver à l'école, et sur ce point là ils n'ont jamais failli.

Le fait de s'être confronté une paire de fois à la conséquence de leur comportement leur a permis d'anticiper. Et à présent, il arrive environ une ou deux fois par an qu'ils mettent leur chaussures dans la voiture sans s'être lavés les dents. C'est, disons, une bonne piqûre de rappel sur ma détermination à partir à l'heure.

Je vous souhaite une belle rentrée :-) !