La violence éducative ordinaire dénoncée par Michel Meignant, dans un film dont voici la bande annonce :
Selon lui, la violence éducative ordinaire est la source du malheur de l'humanité.
Si on abolit la violence éducative ordinaire (fessée, cri, autres violences physiques et psychiques) on diminuera la délinquance, violence, et les risques de massacre.
Ce film est sorti en 2011.
vendredi 27 mars 2015
lundi 16 mars 2015
Le système éducatif français selon Albert Dupontel
J'aime beaucoup Dupontel. Pas tout, pas toujours, mais j'ai souvent beaucoup de plaisir à écouter ses sketchs.
Lorsque je l'ai entendu dans cette vidéo datant de 2013, je me suis dit qu'enfin quelqu'un mettait des mots simples et limpides sur les sentiments troubles que je ressentais parfois quand je voyais mes enfants rentrer de l'école.
"Tout est fait pour que l'individu ne se rencontre pas dans une vie. (...). Si jamais il se rencontre, il devient ingérable (...). il développe un sens critique."
Je vous laisse en compagnie de ce cancre génial, Albert Dupontel :
lundi 9 mars 2015
Sois sage... (2)
Dans cet article, je vous parlais des différentes formes de violence. D'abord la maltraitance, puis la violence qui ne laisse pas de trace, celle qui passe par les gestes mais aussi souvent par les mots.
C'est cette dernière que l'on appelle "Violence éducative" car les parents en font un outil éducatif.
Cette manière d'éduquer les enfants provient peut-être du fait que, pendant longtemps, les humains ont vu leurs petits soit équivalents à "une page blanche" sur laquelle tout restait à inscrire, soit comme de vilain petit diablotin, manipulateurs, capricieux, qui voulaient marcher sur la tête de leur parents et qu'il fallait absolument redresser.
Qu'en est-il des résultats d'une éducation qui "redresse" l'enfant, qui le contraint d'entrer dans un moule et d'adopter des attitudes "pour son bien", une éducation coercitive ?
Quels sont les résultats d'une éducation violente ?
A court terme :
Quand un parent lève la main sur un enfant, qu'obtient-il ?
La plupart du temps, un mouvement de recul (si cela c'est déjà produit), un bras levé en guise de protection. L'enfant ne déguerpi que rarement. La plupart du temps, il laisse le coup tomber.
C'est la peur qui le tient, la sidération aussi, peut-être la surprise. Ensuite vient la tétanie. L'incapacité à se rebeller contre ce geste car il vient de ses parents, des personnes dont il dépend complêtement. Il ne peut pas fuir.
Ensuite vient la douleur, physique ou morale dans le cas d'un hurlement, d'une punition ou d'une humiliation. Puis les pleurs et peut-être la colère.
Ensuite vient éventuellement la soumission,
A moyen terme :
J'ai vu le week-end passé le film "Papa ou maman". On y voit le papa "jouer" au paintball avec son fils, le toucher, le faire tomber, puis à bout portant lui tirer à plusieurs reprise dans les jambes. Le soir la mère voit les bleus sur les jambes de son fils et lui demande "Mais il l'a fait exprès ?" et le fils de répondre "Euh non, j'crois pas".
Bien sur ce n'est qu'un film... mais parfois la réalité est bien pire que la fiction.
L'enfant va nier la violence reçue, et cela pendant plusieurs dizaines d'années, parce qu'il est entièrement dépendant de ses parents et donc, s'il reçoit cette violence, c'est qu'il l'a entièrement méritée. Ce sentiment est bien renforcé par la parole du parent :
- "Tu verras quand tu auras des enfants tu comprendras"
- "C'est pour ton bien que je fais ça"
- "Ca me fait plus de mal qu'à toi"
Par la suite, il pourra avoir tendance à se conformer à cette image qu'il lui est suggérée et la valider par ses actes.
Dans le film "BIS" sorti il n'y a pas longtemps non plus, on voit Gerard Darmon dire à son fils interprêté par Franck Dubosc qu'il est fier de lui. Franck retorque alors "Mais tu dis toujours que je suis un bon-à-rien" et son père dit quelque chose comme "mais non, ça ne veut rien dire, je suis fier de toi". Quelques instants après, le fils annonce qu'il a loupé son bac, et le père de répondre "Bon-à-rien, t'es vraiment qu'un bon-à-rien !". J'ai beaucoup aimé ce film, où l'on perçoit d'après moi de manière assez nette la façon particulière dont nous nous adressons à nos enfants, car les enfants sont joués par des adultes (Franck Dubosc et Kad Merad) mais vu comme de jeunes adolescents par le reste du monde.
C'est assez choquant de les voir se faire punir, giffler, sermoner, juger. D'ailleurs, la plupart du temps, leur réaction est souvent celle d'adultes indépendants : Ils vont justement réagir (bien plus fort que des ados), se mettre en colère, revendiquer leur autonomie. C'est ce décalage qui constitue le ressort humoriste de ce film.
Par ailleurs, Franck Dubosc devenu adulte valide l'étiquetage ("bon-à-rien") posé par son père...
Dans le film "BIS" sorti il n'y a pas longtemps non plus, on voit Gerard Darmon dire à son fils interprêté par Franck Dubosc qu'il est fier de lui. Franck retorque alors "Mais tu dis toujours que je suis un bon-à-rien" et son père dit quelque chose comme "mais non, ça ne veut rien dire, je suis fier de toi". Quelques instants après, le fils annonce qu'il a loupé son bac, et le père de répondre "Bon-à-rien, t'es vraiment qu'un bon-à-rien !". J'ai beaucoup aimé ce film, où l'on perçoit d'après moi de manière assez nette la façon particulière dont nous nous adressons à nos enfants, car les enfants sont joués par des adultes (Franck Dubosc et Kad Merad) mais vu comme de jeunes adolescents par le reste du monde.
C'est assez choquant de les voir se faire punir, giffler, sermoner, juger. D'ailleurs, la plupart du temps, leur réaction est souvent celle d'adultes indépendants : Ils vont justement réagir (bien plus fort que des ados), se mettre en colère, revendiquer leur autonomie. C'est ce décalage qui constitue le ressort humoriste de ce film.
Par ailleurs, Franck Dubosc devenu adulte valide l'étiquetage ("bon-à-rien") posé par son père...
L'enfant va donc se soumettre mais cependant, pour éviter les punitions, les coups, les injures et les hurlements à l'avenir, il va mettre en place des techniques d'évitement, mentir et surtout se promettre de ne plus se faire reprendre la main dans le sac !
En réalité, il y a bien un apprentissage lié à la violence, c'est l'apprentissage de l'évitement.
Il peut aussi, tout au contraire, se juger méchant et penser que les punitions des parents ne sont pas suffisantes. Il va donc s'auto-punir, voire se mutiler.
Il peut aussi, tout au contraire, se juger méchant et penser que les punitions des parents ne sont pas suffisantes. Il va donc s'auto-punir, voire se mutiler.
A long terme :
L'adolescent n'a plus peur de ses parents, il a acquis de la force et bien souvent les dépasse en taille : il devient incontrôlable. Nous pouvons l'entendre chaque jour dans les actualités. Il perd confiance en ses parents, il se rend compte qu'ils lui mentent parfois, il ne croit plus aux valeurs des adultes autour de lui et peut aller chercher ailleurs d'autres règles du jeu.
A son tour, il sera plus ou moins violent avec ses enfants, mais aussi avec sa femme / ses amis / son entourage, sans jamais se sentir comme tel.
Pour conclure sur les résultats, je dirais que les enfants font ce qu'on leur montre, et pas ce qu'on leur dit :
Quelles sont les conséquences d'une éducation violente ?
Les conséquences physiologiques
Nous l'avons vu tout à l'heure, pour contraindre l'enfant, le parent utilise sa supériorité (physique ou mentale). Cela engendre en premier lieu la peur chez l'enfant.
Physiologiquement à quoi sert la peur ? Quand l'affrontement est impossible, que le danger est important, la peur permet à tout mammifère de se protéger contre un danger (réel ou imaginé). Le coeur se met à battre plus vite et le sang descend dans les jambes pour préparer la fuite. L'accuité devient plus forte, le temps s'écoule au ralenti.
S'il ne peut fuir, l'animal peut soit combattre, soit se figer, pour ne pas se faire repérer.
Lorsque aucune de ces solutions n'est possible et que le danger est imminent, le cerveau piège l'information dans le "cerveau des émotions" et coupe la mémoire. On peut alors parler de traumatisme quand des souvenirs enfouis de manière innaccessible donnent lieu à des phobies. C'est une conséquence physiologique de la maltraitance.
Ci-dessous une vidéo indiquant de manière synthétique le fonctionnement du cerveau lorsque c'est la colère qui nous submerge :
Les sciences neurologiques font actuellement des pas de géant et confirment beaucoup de choses sur le fonctionnement du cerveau de l'enfant.
Dans sa conférence sur la colère, Brigitte Oriol va plus loin en indiquant que les conséquences physiologiques de la violence éducative ordinaire peuvent être également :
- l'obésité
- la toxicomanie
- l'alcoolisme
- les troubles du comportement
- les cancers
- la baisse des défenses immunitaires
- l'asthme
Les conséquences psychologiques
Les conséquences de la violence éducative ne sont pas que physiologiques. Elle laisse des traces dans le psychisme des adultes en devenir.
Par exemple, quand on nie systématiquement les sentiments et les émotions de l'enfant, il finit par ne plus en tenir compte. "Mais non tu n'as pas mal, c'est rien". "Arrête de pleurer comme une fillette, tu es un homme ou quoi ?" "Mais non c'est rien mon chéri, le monsieur est gentil tu vois, n'ais pas peur."
Que se passe t-il quand on ne tient plus compte de ses propres sentiments ? On ne peut plus se fier à son instinct et donc détecter un danger. Un adulte veut vous toucher, vous amener chez lui, vous offrir des bonbons. Quand on a appris à enfouir ses émotions au plus profond de soi, il y a de quoi se sentir déboussolé, voire faire confiance à cet adulte.
Un petit garçon tape sa soeur. La maman arrive et lui donne une tape sur la main : "Arrête de taper ta soeur !". Quel apprentissage peut-il tirer de cette incohérence ? Que les adultes ont le droit de frapper, pas les enfants ? Si les parents maintiennent cette incohérence tout au long de son enfance, comment réagira t-il lorsqu'il se fera racketer par des plus vieux que lui à l'école ensuite ? Sentira t-il qu'il est en droit d'être en colère ? Que c'est injuste ce qui lui arrive ?
Pour Alice Miller, encore une fois, les conséquences de la pédagogie noire vont bien au-delà :
- dépression
- suicide
- délinquance
- stress post traumatique
Sur ce dernier point, oui oui vous avez bien lu, une étude a rapporté que certains enfants ayant subi une violence forte présentaient des troubles correspondants à un stress post-traumatique, comme certains soldats ont pu en présenter de retour chez eux après une guerre. Vous pouvez par exemple consulter sur ce point ce document de l'Ovéo dont voici un extrait :
On se méprend beaucoup sur la notion de traumatisme, qu'on assimile à tort à un événement horrifique et exceptionnel. [...] Il y a aussi la foule des malheurs ordinaires inhérents à la condition humaine. S'ils ont été vécus dans un sentiment d'impuissance et de désespoir, ils peuvent eux aussi laisser une cicatrice douloureuse longtemps après les faits. Tous ceux qui ont eu des parents violents, vécu une relation pénible, la mort d'un ami ou même un accident le savent bien. Ils ne présenteront pas forcément tous les symptômes de l'Etat de Stress PostTraumatique » mais « nos recherches nous montrent qu'à un degré moindre de très nombreuses personnes portent la trace du trauma dans leur corps
(à suivre...)
Dans un prochain article, nous verrons pourquoi nous sommes violents avec nos enfants. Et bien sûr, nous verrons ensuite comment faire autrement...
lundi 23 février 2015
Sois sage... (1)
Souvent, dans notre langage courant, nous utilisons cette expression pour désigner en réalité un enfant obéissant.
Si je prends la définition du mot ‘sage’ du Larousse en ligne :
Sage : adjectif 1. Qui fait preuve de sûreté dans ses jugements et sa conduite : Avoir la réputation d'un homme sage. 2. Qui se comporte avec calme, docilité : Un enfant sage.
La question se pose : Un enfant sage (docile) devient-il un homme sage (pourvu de sagesse) ?
Et pour commencer à répondre à cette question, je vous en pose une autre :
Mais qu’est-ce que je veux exactement pour mon enfant ?
A mon avis, il y a deux façon de répondre à cette question :
Réponse A : Qu’il soit facile à vivre, poli, beau, intelligent, calme, silencieux, rapide à exécuter mes ordres, aidant au quotidien, rapidement mature et qu’il quitte rapidement la maison avec un métier pour subvenir à ses besoins. (Et en option qu’il rende malade de jalousie nos voisins et nos amis).
Réponse B : Qu’il sache entrer et être en relation avec les autres, suivre son instinct, s’exprimer avec affection, réagir sans disproportion, dominer sa colère, avoir du bon sens, trouver ce qui lui fait du bien, détecter le danger, qu’il ait la volonté de réaliser ses rêves, d’affirmer ses opinions, d’être heureux. En un mot qu’il soit
E-PA-NOUI !
E-PA-NOUI !
J’aimerais que les deux réponses soient compatibles. J’aimerais pouvoir avoir une vie simple au présent et un enfant épanoui dans le futur. Plus j’avance, et plus c’est évident pour moi que non, ça n’est pas compatible. Du moins pas dans le rythme de vie que nous nous imposons aujourd'hui.
Un enfant docile et obéissant ne peut pas devenir un adulte indépendant.
Un enfant que l’on possède comme un trophée ne peut pas devenir un adulte qui saura faire ses propres choix et affirmera ses opinions.
Un enfant que l’on possède comme un trophée ne peut pas devenir un adulte qui saura faire ses propres choix et affirmera ses opinions.
La recette pour obtenir un enfant "saaage" (qui corresponde à la réponse A), c’est de le dresser. Ce qu’aujourd’hui on appelle « éduquer » son enfant.
Et encore je dis « dresser », comme l’on dresse un animal, mais sachez qu’en France, au moment où j'écris ces mots, la loi interdit la violence contre les animaux de compagnie, alors qu’elle n’interdit aucune violence à visée "éducative" contre les enfants.
Et encore je dis « dresser », comme l’on dresse un animal, mais sachez qu’en France, au moment où j'écris ces mots, la loi interdit la violence contre les animaux de compagnie, alors qu’elle n’interdit aucune violence à visée "éducative" contre les enfants.
La violence éducative c’est quoi ?
Il s'agit ici de la violence "qui laisse des traces". Celle qui est condamnée par la loi.
Pour mémoire, vous pouvez visionner l'émission "Parents criminels, l'omerta Française" depuis l'émission InfraRouge de France 2 du 22/04/2014 :Personnellement, je souhaite plutôt vous parler de l'autre violence, la maltraitance, celle qui ne laisse aucune trace physique. Celle qu'Alice Miller appelle "La pédagogie noire". Celle qui a souvent une visée éducative.
Il s'agit de tous les actes ou paroles qui sont dommageables à l'enfant et à l'adulte en devenir. En voici une liste non exhaustive :
- la moquerie : "tu vas vraiment sortir habillée comme ça ?"
- la violence physique : fessées, gifles, pincements, tape sur la main, sur la tête ou sur toute autre partie du corps...
- la violence sexuelle
- la punition : "pas de jeu vidéo pour toi ce week-end !"
- l'humiliation : "mais qu'il est con ce gosse !"
- l'indifférence : faire comme si l'enfant n'est pas là tant qu'il n'a pas fait ce que vous lui demandiez
- la culpabilisation : "tu penses vraiment que je n'ai que ça à faire ? Nettoyer tes bêtises ?"
- la responsabilisation démesurée : quand l'enfant devient le parent de son parent
- le time-out : "va dans ta chambre réfléchir à ce que tu viens de dire !"
- la négation des sentiments : "mais non tu n'as pas mal, c'est pas grave".
- le chantage : "tu auras du dessert quand tu auras fini ton assiette !".
- le chantage affectif: "tu ne voudrais quand même pas me rendre malheureuse ?".
- la menace : "tu vas voir quand ton père rentrera !"
Évidemment, nous sommes aujourd'hui des virtuoses en matière de combinaison de violences. Par exemple :
parent : gifle (violence physique)
enfant : pleure
parent : "tu l'as bien mérité celle là !" (culpabilisation)
enfant : crie
parent : (la main levée) "t'en veux une autre ?" (menace)
enfant : pleure plus doucement
parent : "comme si je t'avais fait mal !" (négation des sentiments)
enfant : "oui tu m'a fait mal !"
parent : "Arrête de geindre, t'es vraiment qu'une chochotte !" (humiliation)
enfant : pleure
parent : (renversant sa tasse) "tu vois ce que tu me fais faire ?" (culpabilisation)
enfant : crie
parent : "va dans ta chambre immédiatement !" (time-out)
enfant : pleure
parent : "tu l'as bien mérité celle là !" (culpabilisation)
enfant : crie
parent : (la main levée) "t'en veux une autre ?" (menace)
enfant : pleure plus doucement
parent : "comme si je t'avais fait mal !" (négation des sentiments)
enfant : "oui tu m'a fait mal !"
parent : "Arrête de geindre, t'es vraiment qu'une chochotte !" (humiliation)
enfant : pleure
parent : (renversant sa tasse) "tu vois ce que tu me fais faire ?" (culpabilisation)
enfant : crie
parent : "va dans ta chambre immédiatement !" (time-out)
Cette violence endommage les enfants. Tous les enfants, ceux d'hier, d'aujourd'hui ou de demain.
Dans le monde entier. Cette violence endommage l'humanité et le monde que nous construisons ou celui que nous aimerions construire.
Que dit la loi en France aujourd’hui ?
A l'heure où j'écris ces mots, dans 23 des 27 pays européens, les châtiments corporels sur les enfants sont illégaux.
En France, la loi puni toute violence faite sur les adultes, ou sur les animaux de compagnie. Par contre elle laisse un "droit de correction" aux parents envers leur progéniture, à des fins éducatives.
Cherchez l'erreur...
Et malheureusement 85% des parents français utilisent ce droit de correction, dont plus de 50% sur des enfants de moins de 2 ans.
Un espoir cependant, en juillet 2014, un père a été condamné par la loi à cause d'une fessée "cul nu" donnée à son fils de 9 ans qui le boudait depuis plusieurs jours. Il est possible que cette décision fasse par la suite jurisprudence. Dommage que la peine n'ait pas été la participation à des ateliers de parentalité plutôt qu'une amende...
Bref historique des droits de l'enfant
Jusqu'en 1980, aucun enfant n'était maltraité en France.
Comment ? Ai-je bien lu ? Oui oui, vous avez bien lu. Les martinets, ceinturons et autres joyeusetés réservées aux enfants de l'époque était considérés comme outils pédagogiques (!) et aucune maltraitance n'a été enregistrée jusqu'alors.
1980, rendez-vous compte, c'était hier ! J'étais même née, c'est dire !
En 1977, est créée la Fondation pour l'Enfance. C'est elle qui la première commence à répertorier les violences faîtes sur les enfants.
Justement sur son site, voici un petit historique des droits de l'enfant. On y apprend notamment qu'"infans", origine du mot "enfant", signifiait "Celui qui ne parle pas". Cela résume bien l'idée que l'on s'est faite dans notre société de l'enfant à travers les âges et jusqu'à ce que la convention internationale des droits de l'enfant voit le jour le 20 novembre 1989.
(à suivre...)
Dans l'article suivant, je vous parle des résultats de la violence (sur les acquisitions et le comportement), et de ses conséquences physiologiques et psychologiques.
Puis dans un autre article nous faisons le tour des raisons qui nous poussent à être violent.
Puis dans un autre article nous faisons le tour des raisons qui nous poussent à être violent.
Et bien sûr, nous verrons comment faire autrement...
mardi 17 février 2015
Il me cherche !
Aujourd'hui j'ai eu le plaisir d'écouter Isabelle Filliozat via le site Apprendre à éduquer qui publie chaque semaine des articles très intéressants.
Dans cette interview de Sud radio, Isabelle présente la trame de son nouveau livre "Il me cherche".
Pour les parents d'enfants entre 6 et 11 ans, comme moi, je pense que ce bouquin va être une mine d'information ! Ce qui le différencie des autres livres sur l'enfance, c'est qu'Isabelle met un point d'honneur à expliquer le fonctionnement neuronal des enfants et donc montre comment s'adresser à ses enfants pour, par exemple, capter leur attention.
Je vous laisse donc en bonne compagnie :-)
lundi 9 février 2015
Je n'en peux plus...
Parce que la vie d'un parent bienveillant n'est pas une mince affaire, parce que parfois c'est trop dur, cela demande trop de ressources, parce qu'on en peut plus, voici un vidéo sur le burn-out maternel (et pourquoi pas paternel ?).
Comme dit le proverbe africain :
"Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village"
Cela signifie qu'un enfant se nourri non seulement de la relation à ses parents, mais aussi de la relation avec tout son entourage.
Pour moi, ce proverbe a une autre signification : aujourd'hui les parents sont souvent seuls pour élever leurs enfants. Les grand-parents sont loin, les amis débordés eux aussi. Et il arrive même que dans un foyer les adultes soient en minorité.
Il faut tout un village pour élever un enfant, mais combien pour en accompagner deux, trois, quatre voire plus ?
Cette maman résume bien ce qui nous arrive, quand, dépassés, nous sommes au bord de la rupture :
vendredi 6 février 2015
Mange !
Aujourd'hui j'ai découvert avec émotion cette petite vidéo.
Je crois qu'un jour ou l'autre, tous les enfants découvrent que pour pouvoir manger de la viande, quelqu'un, quelque part, a dû tuer un animal. Comment réagir vis à vis de ces questions ? Un enfant végétarien peut-il grandir normalement ? Ne risque t-il pas d'être carencé ?
Si vous vous posez ce genre de question, vous trouverez sur le site de l'Association Végétarienne de France une mine d'information.
Si vous vous posez ce genre de question, vous trouverez sur le site de l'Association Végétarienne de France une mine d'information.
Je vous laisse en compagnie de Luiz, merveilleux petit bonhomme :
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